Alimentaire

Goûter d’automne : composer une collation qui cale jusqu’au dîner

Fruit de saison, protéines ou bons lipides, céréales complètes : comment composer un goûter d’automne qui rassasie sans alourdir la digestion.

Martine Chabert Par Martine Chabert
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Goûter d’automne : composer une collation qui cale jusqu’au dîner
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Quand les jours raccourcissent, le creux de l’après-midi se fait plus sentir. La lumière baisse tôt, on bouge un peu moins, l’envie de sucre ou de grignotage arrive vers la fin de journée, et le dîner semble loin. Un goûter bien pensé ne sert pas à se faire plaisir en cachette : il aide simplement à traverser cette fin d’après-midi sans fringale et sans arriver à table avec une faim qui fait tout avaler en vitesse. Voici comment le composer avec des gestes simples et des produits de saison.

En bref

  • La lumière baisse tôt, on bouge un peu moins, l’envie de sucre ou de grignotage arrive vers la fin de journée, et le dîner semble loin.
  • On peut y ajouter des flocons d’avoine, quelques fruits coupés et un filet de miel, sans en abuser.
  • Avec un peu d’organisation, le goûter d’automne devient un vrai moment de pause, qui prépare le dîner au lieu de le concurrencer.

Pourquoi la collation compte à l’automne

Le rythme des repas se dérègle facilement quand les soirées s’allongent : déjeuner rapide, journée chargée, dîner tardif. Entre les deux, le corps réclame de l’énergie et le réflexe est souvent de se tourner vers un produit très sucré, qui rassasie peu et donne un coup de fouet bref. Une collation équilibrée joue un autre rôle. Elle apporte de quoi tenir sans alourdir la digestion, et elle préserve l’appétit pour un vrai dîner, ni trop copieux ni sauté.

L’idée n’est pas de manger davantage, mais de mieux répartir ce que l’on mange. Pour certaines personnes, un goûter est indispensable ; pour d’autres, une simple boisson chaude suffit. L’écoute de sa propre faim reste le meilleur repère, et en cas de doute sur ses besoins, un professionnel de santé est le plus à même de conseiller.

Un fruit, un apport en protéines ou en bons lipides, un féculent

Le principe général est facile à retenir. On associe un fruit frais ou sec, une source de protéines ou de bons lipides, et, selon l’appétit et l’activité de la journée, un aliment à base de céréales riches en fibres. Cette combinaison ralentit l’arrivée du sucre dans le sang, ce qui évite le fameux « coup de barre » peu de temps après.

Côté fruits, l’automne offre de quoi varier : pommes, poires, raisins, figues, coings cuits, ou fruits secs comme les abricots et les dattes. Les fruits à coque, noix, noisettes ou amandes, sont une base appréciée, car ils apportent des graisses de qualité, des fibres et un vrai pouvoir rassasiant. Quelques-uns suffisent : ils sont riches en énergie et se consomment avec modération, de préférence nature plutôt que grillés et salés.

Pour les protéines, un yaourt nature, un fromage blanc ou un petit morceau de fromage font très bien l’affaire. On peut y ajouter des flocons d’avoine, quelques fruits coupés et un filet de miel, sans en abuser. Pour un goûter plus consistant, une tranche de pain complet ou semi-complet avec un peu de purée d’oléagineux tient la promesse jusqu’au soir.

Quand la faim est plus forte

Certains jours, la fringale est plus marquée : après du sport, une journée de travail physique, une longue sortie en plein air. Il est alors utile de prévoir une collation un peu plus complète plutôt que de lutter contre l’envie. Un bol de flocons d’avoine tiédis avec du lait ou une boisson végétale, des fruits cuits à la cannelle et quelques noix offrent un goûter chaud, réconfortant et rassasiant, dans l’esprit de la saison.

Les soupes tièdes, les compotes maison peu sucrées ou les tartines garnies d’un peu de fromage frais et de fruits sont d’autres solutions. L’essentiel est d’éviter les produits ultra-transformés dont la liste d’ingrédients s’allonge : biscuits industriels, viennoiseries, barres très sucrées. Leur goût séduit, mais ils laissent souvent le ventre vide peu de temps après.

Garder un goûter quand on surveille son alimentation

Supprimer la collation dans l’idée de réduire les apports est rarement une bonne stratégie. L’appétit revient plus fort le soir, et les choix deviennent moins réfléchis. Mieux vaut garder un goûter léger et structuré, avec des portions raisonnables, plutôt que de grignoter sans y penser devant un écran. Servir la collation dans un bol ou sur une assiette, plutôt que de manger directement dans le paquet, aide à garder la maîtrise de ce que l’on consomme.

Boire suffisamment compte aussi : la soif se confond parfois avec la faim. Une tisane, un thé ou simplement de l’eau avant le goûter permet de vérifier si l’envie est réelle. Pour une personne suivant un régime médical, qu’il s’agisse de diabète, d’allergie ou d’intolérance, les choix doivent être validés avec un médecin ou un diététicien.

Deux idées maison faciles à préparer

Pour un goûter prêt à l’avance, les compotes de pommes et de poires, cuites doucement avec un peu de cannelle, se conservent bien au frais et accompagnent un yaourt ou des flocons d’avoine. Les petits gâteaux maison aux fruits secs, préparés avec des céréales complètes et peu de sucre ajouté, se glissent dans un sac et remplacent avantageusement les produits du commerce.

Autre idée simple : des tranches de pomme tartinées d’un peu de purée d’amande et parsemées de graines. Elles se préparent vite, se transportent facilement et plaisent aux enfants comme aux adultes. Avec un peu d’organisation, le goûter d’automne devient un vrai moment de pause, qui prépare le dîner au lieu de le concurrencer.

Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Benreis. Licence : CC BY-SA 4.0.

Martine Chabert

Cuisine, fabrication maison et voyage sobre

Martine Chabert

Martine Chabert a tenu pendant vingt ans l'épicerie de producteurs de son village, dans les Deux-Sèvres, avant de se mettre à écrire sur ce qu'on mange. Elle signe pour Pure Green Mag les recettes de saison, les produits locaux, la conservation et les menus à petit budget, en indiquant les quantités et ce que coûte chaque plat. Elle partage une parcelle de potager avec ses voisins et déteste jeter un reste de légumes.